La question qui use : « Quel jour on est ? »

Au début de la maladie, la personne reste souvent chez elle. Elle redemande le jour, l’heure, le rendez-vous. L’aidant répète — et ne sait pas toujours si c’est vraiment entendu.

Une tablette généraliste, une montre, un téléphone ou une enceinte ne structurent pas la journée et ne renvoient pas de confirmation à la famille. La montre est déjà au poignet : ce qui manque, ce n’est pas de voir des chiffres, c’est de tenir le jour sans avoir à le demander. Un écran dans la pièce n’exige pas de se souvenir de regarder.

L’outil n’empêchera pas la maladie de progresser. Il contribue plutôt à enlever un effet de lourdeur dans le rôle d’accompagnant et rend le quotidien plus calme.